AccueilFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 Get off my way [Makar]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Road
Le Sadisme Incarné
Membre

avatar

Masculin
Nombre de messages : 11
Localisation : Drachma
Rang dans le RP : Homonculus du Sadisme. (indépendant)
Date d'inscription : 24/08/2011

Feuille de personnage
Points:
0/90  (0/90)
Niveau:
18/20  (18/20)

Pouvoir: Sang acidifié.

MessageSujet: Get off my way [Makar]   Dim 4 Sep - 23:12

La capitale de Drachma était en mouvement constant. Road avait l'habitude d'observer ce cycle qui se répétait sans cesse. Que ce soit dans ce pays ou à Amestris, il avait toujours surveillé les vies en train de s'écouler. Il n'avait guère d'autre occupation. Cette immortalité lui faisait trouver le temps long. Mais il continuait malgré tout à s'alimenter de pierres rouges, ayant trouvé lui-même sa propre source dans un lieu pour le moins inattendu. C'était probablement pour cela qu'il ne bougeait pas de Drachma. Cela lui permettait de rester loin de Dante et de ses larbins, bien qu'il n'ait plus eu de nouvelles d'eux depuis une bonne centaine d'années... ce pays était désormais devenu son lieu de villégiature, et dans ce pays où il ne craignait pas de s'attirer des ennuis, il ne se sentait pas traité comme un monstre car personne ne pouvait savoir ce qu'il était réellement. Personne ne connaissait la signification de ce tatouage d'ouroboros d'un rouge sanguin qui était dessiné sur sa nuque. Il tentait désespérément de se fondre dans la masse, mais ce n'était pas évident pour quelqu'un qui ne prend pas une ride en cent ans de vie. C'était le seul détail qui le trahissait. Il avait beaucoup appris sur le mode de vie des humains pendant tous ces siècles d'existence. C'était si fascinant. Il se sentait comme une poupée vide d'esprit et de sens. Un pantin dont on aurait extrait l'âme et le cœur.

Road, c'était l'homme sans vie. Personne ne savait qui il était, d'où il venait, ce qu'il faisait de ses journées et personne ne comprenait sa personnalité. Les Drachmiens le regardaient du coin de l'œil sans oser lui adresser la parole. Il était l'inconnu, la chose bizarre, mais était néanmoins traité comme n'importe quel être humain l'aurait été. Aujourd'hui, étrangement, il se sentait plus humain que jamais. L'adrénaline lui collait à la peau, avec l'envie de changer les choses. Il recherchait la nouveauté, le changement, le déclic qui retournerait son univers comme une crêpe. Mais il n'y avait rien ici. Rien qui puisse lui permettre d'avancer. Il était définitivement bloqué et le terme enfermé serait même convenable. Il lui suffisait de peu pour se sentir menacé. Dès qu'un détail l'empêchait de jouir d'une totale liberté, c'était pour lui l'équivalent d'un tas de chaînes le privant du moindre mouvement. Monde cruel.

Une vieille femme l'observait de loin. Il la reconnaissait. C'était toujours cette femme ridée qui sortait son chien tous les jours à la même heure et qui lorgnait dans sa direction avec un air de mépris. Il lui semblait qu'elle comprenait la situation désavantageuse dans laquelle il se trouvait et qu'il la répugnait. Elle ne le connaissait pas. Elle n'avait pas eu vent de la réputation d'homme fantôme qui lui avait été attribuée. Elle ne supportait tout simplement pas de voir qu'il restait toujours d'une apparence aussi jeune et fraîche alors qu'elle vieillissait un peu plus de jour en jour. Cette vieille pie était toujours accompagnée de son énorme doberman qu'elle tenait difficilement en laisse. D'après ses longues observations, il lui avait pourtant semblé que les vieilles femmes humaines optaient habituellement pour un bichon ou quelque chose de ce genre-là. Celle-ci sortait du lot avec « Princesse » qui avait une tête bien plus monstrueuse que toutes les chimères qu'il lui avait été donné de voir jusqu'à maintenant.

Le gros chien tirait sur la laisse frénétiquement. Il aboyait très bruyamment, le museau pointé vers Road. Cette soudaine tension le surpris. Il s'était accoutumé aux regards mauvais des Drachmiens, mais ce n'était pas tous les jours qu'une bête faisait preuve d'autant d'agressivité à son égard. Trop faible pour maintenir cette rage effrénée, la vieille femme n'eut pas d'autre choix que de lâcher la laisse, s'écroulant sur le bitume. Le chien s'était jeté sur Road comme un lion affamé, et coinça entre sa mâchoire puissante le bras de l'homonculus. Un humain normal se serait probablement évanoui à sa place. Il y avaient ces passants, ces hommes, ces femmes et ces enfants, qui regardaient tous la scène, totalement figés. Personne ne s'était donné la peine de venir aider cette pauvre femme écroulée au sol qui ne demandait qu'un peu de soutien, et personne n'osait approcher ce chien déchaîné, même pas pour porter secours à la victime. Ces humains étaient tous de vrais pourris. Pas un pour rattraper l'autre. Road caressa affectueusement la tête de l'animal, le regard triste, alors que la bête se retirait lentement, amadouée. Ses dents s'étaient désintégrées et sa bouche saignait, à moitié dévorée. Il devait souffrir. Cette image était horrifiante; les parents s'étaient précipités pour cacher les yeux de leurs enfants, et ceux qui n'avaient pas cette chance s'étaient mis à pleurer.

- Mais qu'est-ce que ça veut dire?!

La coulée d'acide fluorescent sur son bras ne passait pas inaperçue. Elle était en train de dévorer la manche de sa chemise devant les yeux ébahis de la populace. La blessure disparut aussitôt, et quelques gouttes de son sang étaient tombées sur le bitume. Il ne trouvait pas grand chose à dire là-dessus. La vieille femme semblait effrayée. Elle ne se souciait même pas de l'état catastrophique dans lequel se trouvait sa chienne. Entre temps, l'acide lui avait dévoré le museau.

- S'il vous plait, n'ayez pas peur madame, sinon je vais...

Il y avait un brouahaha infernal. Ce n'était plus possible de s'y retrouver. Ce n'était qu'une question de temps avant que toute la ville ne soit au courant de cette histoire inexplicable. Il ne savait que dire. Personne ne l'aurait écouté. Un peu plus et il aurait explosé de colère. Mais il avait fallu qu'il arrive.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Makar Belevitch
Dirigeant de Drachma
MJ

avatar

Masculin
Nombre de messages : 2
Localisation : Drachma
Rang dans le RP : Dirigeant de Drachma
Date d'inscription : 16/08/2011

Feuille de personnage
Points:
75/75  (75/75)
Niveau:
12/20  (12/20)

Pouvoir: Bon bretteur, il sait tout aussi bien utiliser les armes à feux.

MessageSujet: Re: Get off my way [Makar]   Lun 5 Sep - 16:01

- Gouverneur, il nous faut votre accord.

Le secrétaire désespérait, la, debout au milieu du bureau de son supérieur directe, alors que celui était toujours assis dans son fauteuil en cuir, tourné en direction de la grande fenêtre. Le silence se posa de nouveau, alors que le malheureux attendait une réponse qui ne vint finalement jamais. Les secondes passent, puis Makar finit par se lever, en un soupir bien audible.

- Gouverneur ?…
- Oubliez moi voulez-vous ? Nous reprendrons cette discussion dans la soirée. Si quelqu’un me cherches, dites lui que je suis occupé.
- Heuu… Bien sûr… Ce sera fait.

Il attrapa sa veste, son arme à feu qu’il rangea dans le Holster accroché à sa ceinture, et sortie de la pièce. Vous penserez à me rappeler le sujet de cette discussion… Aussi. avait-il finit par penser, alors qu’un léger sourire sarcastique c’était fiché sur ses lèvres. C’était dingue comme tout ces gens semblaient si pressé de tout… Ce n’était pas comme-ci ils étaient prêt pour passer à l’attaque d’Amestris. Ils avaient encore beaucoup de route avant d’en arriver la. Bien que le Gouverneur était quasi sûr que ce n’était plus qu’une question de temps.

L’homme quitta donc rapidement le bâtiment réservé aux politiciens, et s’arrêta en haut des marches, boutonnant rapidement cette veste de civil qu’il avait décidé de porter histoire de passer un choya inaperçu auprès de son peuple. Ce jour la, la température était plutôt basse et le vent soufflait légèrement, s’engouffrant dans les vêtements mal fermé. Un frisson parcourut l’échine du grand homme d’ailleurs, alors que l’élément avait réussi à trouver un petit espace entre la veste et son échappe blanche. Makar resserra un peu la veste, puis se mit en route, descendant rapidement les marches qui séparait la grande porte et la route, et bifurqua sans attendre dans le sens opposé au QG principal qui se trouvait au bout de la rue. Il ne souhaitait pas être escorté. Il avait comme l’impression d’être surveillé, d’avoir une baby-sitter, chose qu’il n’appréciait que très peu. Enfin… Avait-il seulement une idée du lieu qu’il voulait squatté un instant ? Pas du tout. Peut-être un petit café, qui offrait une magnifique vue sur le parc de la ville ?… Hoo oui tiens. C’était une bonne idée pour souffler un peu, et réfléchir à certaine chose qui pourraient sortir lors de sa prochaine apparition en public. Les questions allaient de bon train après tout… Seulement, alors qu’il s’engageait dans une rue, il fit connaissance avec une scène pour le moins atypique. Tout avait commencé si simplement pourtant… Une vieille dame promenant son chien avait finit par perdre le contrôle de la bête. La malheureuse perdit d’ailleurs l’équilibre et se ramassa lamentablement sur le bitume, alors que l’animal venait de bondir devant une dizaine de témoins, pour venir mordre avec férocité le bras d’un jeune homme qui passait par la… Pourtant, ne l’avait-il pas demandé, que les animaux dangereux soit bridé par des muselières ? C’était trop demandé ?… Makara fronça les sourcils… Mais la n’était pas le problème premier.

Il y avait un sérieux problème dans se pays. Une dame se retrouvait au sol, un jeune homme se faisait agresser, et personne n’allaient au secoure de l’un, ou de l’autre. Tous se contentaient d’observer la scène d’un air des plus ahuris… Quel bande de lâche… Heureusement que son armée n’était pas tombé aussi bas. Le Gouverneur voulut donc continuer sa route, se faire discret tout en se promettant de dire ce qu’il pensait vraiment lors de son prochain face à face avec son peuple, mais… Quelque chose de surréaliste avait finit par pimenter la scène. Ce jeune homme la… Il venait de radoucir la bête, mais… Les crocs de l’animal semblait se faire ronger par on se sait quoi, avant que ce soit au tour de ses gencives de se faire manger. Le sang coulait d’ailleurs bien dans la gueule de l’animal, alors que du bras de l’homme… Coulait une espèce de liquide fluo qui attaquait directement ses vêtements… Du moins, un instant… Avant que par on ne sait quel miracle, les plaies ne se referment… Quel était donc ce genre de personne ?… La panique sembla prendre les gens qui avaient tout vu, alors que quelques gosses pleuraient à chaude larme. Une cacophonie ce mit en place, et Makar décida qu’il allait devoir briser sa pseudo couverture… Il soupira bien fort, et s’avança jusqu’à la vielle dame pour l’aider à se relever…

- Vous n’avez rien de cassé ?

La vieille ne sut quoi répondre, se relevant avec l’aide de l’homme, puis vint s’appuyer contre le lampadaire qui se trouvait juste à coté d’elle. Quand au Belevitch, et bien, il finit par attraper son arme à feu, tout en s’approchant de la pauvre bête qui souffrait atrocement, voyant son museau se faire dévorer… Comment une bête pouvait-elle continuer à vivre après cela ? Ce n’était surement pas à lui de décider ça, mais il n’avait pas envie de la voir souffrir plus. Il pointa le canon en direction de la tête de l’animal, et l’abattit d’une seule balle, directement fiché dans son crâne. Lorsque ce fut fait, il tourna la tête, posant son regard violet sur celui qui avait réussi à effrayé une bonne partie de la rue… Il prit soin cependant, de garder son arme à feu en main, étant son unique moyen de défense au cas où… Après tout, même si il ne le montrait pas, la situation l’effrayait quelque peu… Qui était-il donc ? D’où est-ce qu’il venait ? Qu’est-ce qu’il faisait ici ?

- Monsieur Belevitch !

Ho chouette, voila les forces de l’ordre. Trois policiers arrivèrent en courant en direction du gouverneur qui ne se fit pas prier une seule seconde pour leur envoyer un regard des plus glacial. Le trio se stoppa aussitôt, alors que la foule avait finit par se calmer, stupéfait par la sortie de leur chef d’état…

- Faites moi partir ceux qui n’ont rien à faire par ici…
- Gouverneur, vous ne devriez pas rester la ! Vous…

Un autre regard plus tard, et le trio finit par se mettre en mouvement, allant essayer de faire déguerpir les citoyens qui n’avaient plus rien à faire par ici. Quand à Makar… Ses yeux violacé c’étaient refixé sur cet inconnu…

- Je pense que vous avez beaucoup de chose à dire à présent… Mais je vais me contenter d’une seule question… Qui êtes-vous donc ?

Serais-ce le début d’une confrontation ? Dans tout les cas, le dirigeant était sur ses gardes, et bien qu’il gardait un apparence calme, son cœur battait à vive allure… Serais-ce… Un monstre ?… Serais-ce une de ses aberrations, créé par ces alchimistes fous d’Amestris ? Serais-ce une de leurs armes, venues pour tous les exterminer ?… D’ailleurs… Est-ce que tout cela était possible ?…

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
Get off my way [Makar]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
FMA-World : Endless Story :: Par delà les frontières d'Amestris :: Drachma :: Est-
Sauter vers: